
Le labrador avait posé sa tête entre les jambes de la jeune fille. Elle le caressait tranquillement depuis une dizaine de minutes quand l’homme s’impatienta. Il se leva du canapé, grogna et pris machinalement la télécommande. Il alluma la télé. La présentatrice brillait de toute sa blondeur. Elle portait un tailleur gris, il se demanda si elle avait mis une culotte. Ses mots dégoulinaient de bon sens, sa voix irradiait de tendresse. Elle semblait s’adresser directement à lui et il pouvait sentir la tiédeur de ses lèvres se poser sur les siennes. Il approcha la main de l’écran, dessina le contour des courbes télévisuelles de l’animatrice. Elle se mit à sourire, ses yeux pétillaient de malice. L’homme essayait de trouver une suite à sa rencontre télévisuelle quand soudain les grognements de l’animal le rappelèrent à sa triste réalité.
Sa maîtresse se montrait trop avare en caresses, ses frictions manquaient indiscutablement d’entrain.Impassible, la jeune fille aggripa la crinière du fauve et secoua sa tête fermement. “Vilain, tu n’es qu’un sauvage !”.Elle retira ses doigts, remit la bretelle de son soutien gorge et s’allongea sur le canapé. Sa robe blanche était entâchée de poils roux, dorés et blonds. L’homme quitta alors l’écran des yeux et se rapprocha de la jeune fille farouche. Il contempla son jeune corps. Elle n’était pas blonde, ses paroles n’étaient pas mélodieuses. Elle avait juste le mérite d’être là, à sa disposition. Il bloqua violemment ses mains et se blottit contre son ventre. Le chien se mit alors à rugir de jalousie. L’homme dominait sa maîtresse et s’était emparé de ses caresses. Embarrassée, la fille s’enfouit un peu plus profondément entre les bras de son compagnon pour oublier son animal.