Silence. Je pose ses mains sur mes yeux. Mes larmes timides glissent entre ses doigts crispés.
La tristesse nous aveugle sous la lumière des réverbères. Il est bientôt six heures, la nuit se dérobe doucement sous nos pas.
J’ai peur de le quitter, de m’endormir, de ne plus pouvoir rêver. Le sommeil me gagne et cette lucidité fragile s’envole. Nous regagnons le métro, la pluie a vaincu mon chagrin.
Je lâche sa main définitivement et monte dans le premier métro. Les mensonges ont cédé la place au jour, il est grand temps de s’endormir. Tu t’évapores, je m’atomise, nous disparaissons.
