
Une fille se douche.
Des petits reflux de vapeur glissent sensuellement sous la porte.
Quelques petites gouttes se mettent à perler sur la poignée luisante.
Dix minutes que je la fixe. Trente minutes que l’eau coule. Une heure qu’elle a pris possession de l’endroit.
Je souris doucement, ma serviette autour du cou, mes yeux autour de ses formes imaginaires.
Elle est entrain de faire glisser mon petit marseillais sur ses courbes sales et généreuses.
La mousse pique ses grands yeux bruns dégoulinant de mascara, de vice et de rêves.
Un jour je rentrerai dans la salle de bain.
Je braverai la buée et la rejoindrai sous la douche.
Je lui frotterai le dos de mes ongles noirs et virils.
Mes doigts fiévreux s’enrouleront autour ses longues mèches de cheveux noirs.
Son odeur s’emparera de mes narines haletantes et sa nuque se penchera cupidement sur mon torse velu.
Elle me plaquera contre les carreaux m’empêchant de me débattre et contenir ses élans furieux.
Elle dévorera bestialement mes organes et se délectera de ma bouche suffocante.
Ma colocataire est Vénézuélienne.
Je n’ose même pas la regarder tellement elle est hot.
Du coup, je raconte à tout le monde que c’est un boudin et que je l’évite.
Tous les soirs je me couche en espérant candidement qu’elle vienne frapper à ma porte.
Puis qu’elle se glisse tendrement sous mes draps et se blottisse contre mon corps vierge.

